Prix Sakharov, entre liberté de penser et gros business
Tuesday, October 28th, 2008La semaine dernière, le Parlement Européen a décerné le nouveau prix Sakharov à Hu Jia, un jeune blogueur chinois, actuellement emprisonné. Le Parlement? Sa majorité en tout cas, car quelques irréductibles eurodéputés communistes mais aussi socialistes ont refusé de voter pour Hu Jia. Bizarre, bizarre…
Le prix Sakharov (en référence au physicien et dissident du régime soviétique) ne change pas la face du monde, mais il honore depuis 1988 les personnes ou les organisations qui militent pour la défense des droits de l’homme et des libertés individuelles.
Qu’a donc fait ce blogueur pour mériter ce prix? L’homme s’est engagé dans différentes causes, notamment environnementales ou encore pour la reconnaissance du sida dans son pays. De manière plus générale, il défend les libertés individuelles en Chine et réclame une enquête sur les massacres de la place Tienanmen en 1989. Autant dire des sujets qui fâchent dans un pays où toute idée sortant de la masse est bannie.

C’est bien connu: en France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées… malheureusement souvent foireuses! Dernière en date, le projet de loi Hadopi alias “Internet et Création”, alias riposte graduée. Mais quel est donc ce machin?
On doit être dans un cycle de bonnes nouvelles européennes. Avec un peu de retard, j’apprends que les ministres de l’Intérieur de l’UE ont décidé jeudi dernier, à l’unanimité, d’intégrer 9 nouveaux Etats dans l’espace Schengen: l’Estonie, la Hongrie, la Lituanie, la Lettonie, Malte, la Pologne, la Slovénie, la Slovaquie et la République Tchèque. Soit les 10 derniers Etats-membres moins Chypre qui semble privilégier le modèle britannique du “on est bien sur notre île, laissez-nous tranquilles!”.





